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Métier d'avenir : Comment devenir un Influenceur web ?

04/07/2017

Il fût un temps où la connexion internet était limitée, les disquettes étaient le meilleur moyen de conserver des données et les réseaux sociaux évoquaient au mieux une secte. Cette époque nous paraît lointaine et pourtant elle ne l’est pas tant que ça. Pas un domaine n’évolue aussi vite que celui d’internet et des nouvelles technologies : à peine le temps d’adopter une innovation qu’une autre apparaît. Dans le monde du web tout va très vite, et les choses que l’on apprend aujourd’hui seront obsolètes demain.

 

C’est pour cette raison que nous autres, hommes et femmes du digital, nous nous informons continuellement sur les nouvelles tendances et les évolutions des métiers.

 

Cette semaine, nous décryptons pour vous une profession déjà bien ancrée dans la sphère des réseaux sociaux mais qui ne cesse assurément d’impacter les médias et la publicité en ligne : le métier d’Influenceur.  

 

Qu’est ce qu’un influenceur web ?

 

Avant de vous exposer la procédure à suivre pour devenir la nouvelle star de demain, une petite explication s’impose.

L’influenceur est une personne qui a réussi à fédérer une communauté sur au moins un réseau social : Instagram, Facebook, Youtube,... ou sur sa propre plateforme (blog). Il intéresse de nombreuses marques grâce à son image mais surtout, son nombre d’abonnés. Plus sa communauté est grande et active, plus il est intéressant de lui proposer une publicité. Véritable média des temps modernes, l’influenceur représente également une solution aux bloqueurs de publicité, de plus en plus utilisés. En étant intégrée directement au contenu, la publicité n’est pas bloquée (du moins pas encore) et bénéficie de l’influence de l’auteur sur sa communauté. Le terme “influenceur” prend tout son sens”.

 

Qui est l’influenceur web ?

 

Réussir à rassembler des milliers de personnes autour de son compte Instagram ou de son blog n’est pas un talent inné. Au premier abord, on pourrait croire que ce sont toujours les mêmes profils qui intéressent les internautes : une femme mince, mannequin à ses heures perdues et toujours en vadrouille aux quatre coins du monde.

Sauf que l’on retrouve sur la toile une multitude de profils, parfois atypiques, ayant tout autant de fans. Leur secret ? Ils apportent une valeur ajoutée : une information à leur publication, un quelconque talent caché en photographie, en écriture, etc. Souvent, ces personnes connaissent quelques ficelles webmarketing. Ce qui leur permet de savoir comment valoriser leurs contenus. Car on peut en proposer autant que l’on veut si l’on ne sait pas le montrer, il restera invisible pour toujours.

Bref, l’Influenceur d’aujourd’hui est un monsieur ou une madame tout-le-monde qui a réussi à rouler sa bosse sur les réseaux sociaux.

 

Comment devenir un bon influenceur ? Passons maintenant au mode d’emploi ! Fort utile pour vous lancer dans ce métier, que la plupart de vos proches ne comprendront jamais. Ou tout simplement pour vous permettre de mieux comprendre cette nouvelle activité. Car oui, être influenceur est désormais une profession à part entière.

 

Comment devenir et rester Influenceur ? Hypothèses.

 

1 - L'influenceur suit des cours à l’école pour devenir une star 2.0

 

Vous avez bien lu, des écoles proposent désormais des cours pour devenir influenceur professionnel.

Une université de Chine, Yiwu Industrial and Commercial College (YWICC),  vient d’ouvrir le tout premier cursus officiel de formation au métier d’Influenceur : cours de mannequinat, de relations publiques, utilisation des réseaux sociaux, marketing… Tout y est pour devenir des “Wang Hong”, ces stars du web qui arrivent à vivre des réseaux sociaux et qui font tant rêver les plus jeunes.

 

Réelle utilité ou attrape-rêveurs ? Quoi qu’il en soit, le diplôme d’Influenceur ne risque pas d’être reconnu de sitôt en Occident.

En France, les formations se développent timidement. Il faut dire que ce business rapporte beaucoup moins aux influenceurs occidentaux qu’à leurs homologues asiatiques. Certains youtubeurs connus ont cependant été assisté par des agences spécialisées dans l’influence digitale pour améliorer leur stratégie ou pour trouver des partenariats. Comme une véritable petite entreprise qui essaie de se faire connaître.

 

2 - Il est passionné et a du temps. Beaucoup de temps.

 

L’Influenceur a une tendance naturelle à se faire détester par le commun des mortels.

Ce privilégié qui gagne de l’argent en étalant sa vie sur les réseaux sociaux en irrite plus d’un. Mais s’il donne l’impression de passer du bon temps, il ne vous dit pas que celui-ci lui manque parfois. Quand on monte son business sur les réseaux sociaux, il faut être extrêmement organisé : passer ses journées à actualiser son profil, imaginer du contenu, être en veille en permanence, trouver de nouvelles idées, répondre aux nombreux mails et commentaires qui affluent jours et nuits, négocier des partenariats, etc.

 

Si cela reste et restera toujours moins difficile qu’être maçon sous un soleil de plomb, vendre son image à longueur de journée reste tout de même un travail prenant, chronophage, qui impacte souvent la vie privée.

 

3 - Il doit rester “fidèle à lui-même” contre vents (rémunérés) et marées (de notoriété)

 

Au commencement, un Influenceur n’est pas Influenceur. Ça commence généralement par l’envie d’une passion à partager et par la création d’un support (chaîne Youtube, compte Instagram, blog, etc.). Support qui, au fil des publications, gagne de plus en plus d’adeptes. Puis les marques commencent elles aussi à lui trouver de l’intérêt. S’en suit une longue série de collaborations et de publicités. Tout le monde est content, à l’exception des “followers”, ces fans ou du moins les internautes qui suivent le-dit Influenceur (autrement dit la base, le socle, les piliers, bref : la raison de l’existence de son succès).

Car pas de followers = pas d’Influenceur.

 

Le problème lorsque l’on commence à faire de la publicité ? On peut se mettre à dos ceux qui nous aiment pour notre contenu et notre personnalité d’origine. De plus en plus d’internautes pointent du doigt les youtubeurs ou blogueurs enchaînant les contrats qui ne semblent pas leur correspondre. Être un bon Influenceur, ce n’est pas seulement trouver des partenariats, c’est savoir trouver les bons, ceux qui suivent la ligne éditoriale établie initialement (une publicité pour une pizzeria sur un blog prônant un mode de vie sain, ça fait tâche), et surtout continuer de proposer du contenu personnel et accessoirement utile.

 

Il faut donc rester crédible et fidèle à soi-même, pour ses fans, mais aussi pour les marques. Personne n'aimerait associer son produit à un panneau publicitaire vivant.

 

4 - Il sait tout faire. Et s’il ne sait pas, il apprend.

 

On ne cesse de vous le répéter, les métiers du digital évoluent sans cesse. L’Influenceur est un autoentrepreneur qui doit gérer seul ses partenariats, sa notoriété et ses contenus. Il faut donc multiplier les compétences : photographie (pour alimenter son support), montage (si l’on propose de la vidéo), écriture (pour savoir s’exprimer correctement),… mais aussi en relations publiques (pour vendre son fonds de commerce auprès des marques : soi) et en web marketing (pour ne cesser de faire croître sa notoriété sur la toile).


Si vous vous lancez dans ce type de carrière, il y a fort à parier que vous pourrez ajouter rapidement “polyvalent” à votre CV. Comme tout le monde, sauf que là ce sera vrai.

 

5 - Il sait définir et tenir une ligne éditoriale.

 

Que serait un Influenceur sans identité ? Si les internautes ont été séduits, c’est en partie par la personnalité de l’influenceur. Oui, dans un monde où le virtuel n’a jamais pris autant de place dans nos vies, des affinités se créent à travers les écrans. Bien souvent on apprécie une façon d’écrire, une voix, un message, une conviction,… En règle générale, plus une identité est forte, marquée, plus elle provoque de réactions et d’engagement.

Par exemple : les blogueurs soutenant une cause forte comme le véganisme ou la mode éthique réussissent bien souvent à créer une vraie communautée engagée.

Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille absolument changer, se créer une personnalité forte pour se faire remarquer. La crédibilité en prendrait un coup.

 

En revanche, sans jusqu’à changer d’identité, éviter de multiplier les thèmes dans lesquels on souhaite se poser comme référence peut s’avérer judicieux. La plupart des influenceurs s’expriment en effet sur un thème dominant : les voyages, la beauté, la mode, l’humour, les jeux, l’histoire, etc… Certains trouvent plus de succès que d’autres, mais trouver son propre sujet permet aux internautes et aux marques de mieux s’y retrouver.

 

En d’autres termes, il faut définir sa propre ligne éditoriale et s’y tenir.

 

6 - Il ne connaît pas le principe du salaire fixe.

 

L’argent est tabou en France ? Pas chez nous, on vous dit tout.

Une fois encore, il existe une idée préconçue en ce qui concerne les salaires des influenceurs. Si quelques-uns ne sont pas à plaindre, une grande majorité jongle difficilement entre les contrats, voire ne gagne pas un sous. Ce qui est certain, c’est que leur salaire dépend de trop de facteurs externes pour être fixe : des partenariats, de l’affiliation, de la monétisation aléatoire du contenu (Youtube), de nouvelles lois qui apparaissent sur la publicité,... Ces acteurs fixent leurs propres règles et peuvent les changer comme on changerait de chemise.

 

Youtube, par exemple, a récemment durci sa politique concernant la publicité à cause de la fuite d’annonceurs dont la publicité était associée à des vidéos faisant, entre autres, l’apologie du terrorisme.

Résultat : les youtubeurs ne peuvent monétiser leur vidéo qu’à partir de 10 000 vues et semblent même souffrir de la réduction du nombre de publicités.

 

Comme quoi, même les stars du web connaissent la crise.

 

 

 

Etre influenceur n’est pas encore reconnu comme un métier en tant que tel et il y a de grandes chances pour qu’il le devienne difficilement. Il est déjà bien assez compliqué d’expliquer ses journées à nos proches lorsque l’on est webmestre ou community manager. Certains trouvent cette pratique totalement malsaine et malhonnête quand d’autres rêvent un jour de devenir la star du web de demain. Entre tout ça, il y a ceux qui ne s’en soucient guère, ceux qui n’en connaissaient rien et ceux qui trouvent ça “cool”.

 

Effet de mode ou véritable métier d’avenir, on ne saurait vous dire ce qu’il adviendra du futur des influenceurs. Véritable aubaine pour les marques, ces personnes qui semblent si proches de leurs clients pourraient à terme lasser ces derniers, et souffrir de l’évolution (trop) rapide d’internet.

 

Si jamais vous souhaitez vous lancer par passion et que vous rêveriez d’en vivre alors foncez, mais si vous espérez devenir riche de cette manière alors il faudra être très, très patient, car les internautes ne s’achètent pas. On leur plaît où on ne leur plait pas.

 

 

Article rédigé par Marion Vannelli

 

 

 

 

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