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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : "Ce n’est pas parce que vous êtes en situation de handicap que vous n’êtes pas capable de travailler."
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"Ce n’est pas parce que vous êtes en situation de handicap que vous n’êtes pas capable de travailler."

Interview : rédacteur web

09/02/2018

MyJalis s'est entretenu avec Thierry - Docteur ès Sciences et rédacteur web atteint d'hyperacousie douloureuse -, afin d'aborder, entre autres, la question de l'accès à l'emploi des travailleurs en situation de handicap. Nouvelles technologies, secteur adapté et protégé, économie sociale et solidaire, combat contre les idées reçues : une interview pour quelques éléments de réponse.

 

1. Quelles sont tes missions au sein de Jalis ?


Je rédige principalement des articles pour le magazine numérique MyJalis. Je suis dans une situation idéale car cette agence web m’a laissé carte blanche au niveau du contenu à condition qu’il porte sur le digital. Je peux écrire aussi bien sur l’actualité des réseaux sociaux que sur la protection des données personnelles, les jeux vidéo, la réalité virtuelle, les nouvelles technologies en général,… Cela me permet de partager certains de mes centres d’intérêt. C’est également l’occasion de découvrir de nouveaux sujets.
Mon objectif est de créer du contenu à valeur ajoutée. J’essaie dans la mesure du possible d’insuffler de la personnalité à différents niveaux (ton, fond, éventuellement prise de position…) car dans ce domaine on a parfois l’impression de lire toujours la même chose quels que soient les sites.


Par ailleurs, il m’arrive d’écrire du contenu pour des clients Jalis. L’exercice est plus restrictif mais il me permet de travailler ma rédaction SEO selon le secteur d’activité concerné.


2. Qu'est-ce qui te plaît le plus ?


Indéniablement, la liberté de création que me laisse Jalis pour son magazine aussi bien sur le fond que sur la forme. Je reconnais la chance que j’ai de pouvoir écrire sur des sujets qui m’intéressent.


3. Que t'apporte, tant sur le plan professionnel que personnel, cette activité ?


Pour répondre de façon très prosaïque, cela me permet d’avoir un travail donc une rémunération, ce qui, par voie de conséquence, me donne de quoi vivre. Après des années de recherche d’emploi, les perspectives changent.

Par ailleurs, j’apprécie l’aspect créatif de l’activité. C’est aussi un bon moyen de se tenir au courant de l’actualité du numérique, et donc de l’actualité en général tant les deux sont de plus en plus interdépendants.


4. A quelles difficultés fais-tu face au quotidien, en tant que travailleur en situation de handicap ?


J’ai une hyperacousie douloureuse. C’est-à-dire que ma tolérance auditive est très inférieure à la moyenne, notamment sur les fréquences aiguës. Résultat : un son qui vous semble normal peut m’être douloureux. Cela pose nombre de difficultés au quotidien. Par exemple, je suis restreint dans mes déplacements car les transports en commun sont trop bruyants pour moi. D’ailleurs, je sors toujours protégé, sous entendu avec des bouchons d’oreilles voire un casque antibruit. Cette condition implique une vigilance constante car même lorsque l’environnement est calme vous n’êtes pas à l’abri d’un deux roues ou d’une sirène de pompier surgissant de nulle part.

Cela a des répercussions négatives sur la vie sociale en général et sur la recherche d’emploi en particulier. Même si le numérique a facilité la communication, la présence physique est incontournable et c’est normal. Or, comment se faire des contacts et créer un réseau qui reste aujourd’hui un moyen incontournable pour trouver du travail ? En rencontrant des personnes. Or, cela n’a pas été toujours possible pour des raisons liées à mon handicap. Concrètement, j’ai dû me priver de séminaires ou de conférences en raison de l’utilisation de son amplifié à fort volume.

Dernière chose : en plus d’être rare, mon handicap est invisible ce qui est un problème car la société a une vision stéréotypée du handicap.



5. Les nouvelles technologies ont-elles facilité ton accès à l'emploi ?


Les nouvelles technologies ont probablement aidé certains travailleurs handicapés à accéder plus facilement au marché de l’emploi.

Mais le plus important reste de changer les mentalités. Ce n’est pas parce que vous êtes en situation de handicap que vous n’êtes pas capable de travailler. Bien au contraire, serais-je tenté de dire. Or, le constat est qu’en France, ni le secteur privé, ni le secteur public ne respectent le quota d’embauche de personnes en situation de handicap qui n’est pourtant pas bien élevé. Des progrès ont été effectués ces dernières années mais beaucoup de choses restent à faire dans ce domaine.



6. Que t'ont apporté concrètement ISEACOM et JALIS ?


Un travail ! Quel changement après des années de recherche d’emploi même si je ne suis pas resté inactif puisque je me suis lancé dans la rédaction web à titre personnel et que j’ai été indépendant. De plus, ISEACOM me permet de travailler dans des conditions adaptées à mon handicap, ce que j’apprécie énormément.

Par ailleurs, j’ai découvert l’univers du secteur adapté et protégé que je ne connaissais pas vraiment avant que Véronique Gallice, la gérante d’ISEACOM m’embauche. D’un côté, c’est un moyen pour des entreprises comme Jalis de s’engager dans l’économie sociale et solidaire. De l’autre, cela valorise l’emploi des personnes en situation de handicap sur des métiers à forte valeur ajoutée en termes d’exigence de niveau et de compétences.

Enfin, étant le Community Manager d’Iseacom, je travaille mes compétences dans ce domaine.

 

 


Propos recueillis par Pauline Carpentier

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