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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : De la hype à l’oubli : que sont devenus les sites ex-stars du web ?
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De la hype à l’oubli : que sont devenus les sites ex-stars du web ?

22/11/2017

Fin des années 90, la bulle internet approche de son apogée. L’économie du web est florissante et chaque jour voit un nouveau concept lancé. Une poignée de sites connaissent une croissance exponentielle et deviennent de véritables références...

20 ans après, il ne reste que des traces du passage de ces sites "stars" sur nos connexions bas-débit. Comment ces géants ont-ils disparu de nos historiques internet ? Ont-ils réellement disparu ?

 

 

Caramail


Apparu en 1997 et proposant initialement une messagerie web, Caramail va très vite s’enrichir de services comme un magazine, des forums, puis le légendaire chat. Introduisant de véritables lieux de rencontres virtuelles, cette plateforme a réellement démocratisé la messagerie instantanée et groupée en France, là où IRC était resté confidentiel et AOL trop exclusif.

Les ados et jeunes adultes s’y échangeaient leur ASV (Age, Sex et Ville), y ont tapé leurs premiers “lol” et y ont imaginé leurs plus beaux smileys à base de texte, bien avant les emojis.

Racheté successivement par Spray Network puis Lycos Europe, Caramail ne parviendra jamais à se réinventer, et finira acquis par United Internet qui l’intégrera à sa marque GMX en 2009. La firme allemande recentre alors les activités du site sur ses premiers amours, à savoir la messagerie web.
Aujourd’hui encore, il est possible de créer une adresse mail @caramail.fr, un bel hommage à ce symbole, celui de l’avènement de la première génération digitale française.

 

 

Lycos


Si l’on vous demande à quel animal vous associez Lycos, il y a de forte chance pour que le chien soit votre première réponse. C’est pourtant d’une araignée, la lycosidae, que vient le nom du moteur de recherche et portail internet.

A l’origine, Lycos est un projet universitaire. Ce projet se transforme à partir de 1994 en marque exploitée par diverses entreprises. Ces dernières se partagent les marchés nationaux ou continentaux, comme Lycos Europe en France.

Surfant sur la bulle internet, le portail va rapidement s’enrichir de nouveaux services : la création de pages web, le site de rencontre, etc. Puis comme beaucoup d’autres acteurs du web, il cédera peu à peu place aux nouveaux géants que deviendront Yahoo et Google.

Plus que ses fonctionnalités, son ergonomie ou bien la qualité de ses services, il nous reste de la marque un excellent marketing. Preuve en est le mythique “Va chercher Lycos !”, que l’on est aujourd’hui encore tenté de crier en lançant une recherche sur lycos.com.

 

 

MySpace


Est-il possible d’avoir plus de 200 millions d’amis ? C’est bien l’exploit virtuel qu’a réalisé Tom Anderson au début des années 2000 avec Myspace, le réseau social musical culte. Ce site permettait à ses utilisateurs de partager sur leur profil leurs goûts musicaux, un bout de leur vie, mais surtout d’entrer en relation les uns avec les autres. Et qui que l’on soit, Tom a été notre premier ami, car enregistré par défaut.

Facilité d’utilisation, grandes possibilités de personnalisation, ce réseau avait tout pour plaire. En témoigne son incroyable développement depuis sa création en 2003 jusqu’à son rachat par le groupe News Corp en 2005. A l’époque, on y trouvait tous nos groupes de musique préférés et bon nombre d’informations à leur sujet : dates de concerts, derniers sons, influences…

Myspace a aussi joué un rôle important dans la diffusion de mouvements musicaux, particulièrement de niches. Avec lui, facile de dénicher un improbable groupe d’émo hardcore du fin fond de l’Alabama, alors que sur les médias traditionnels tournaient en boucle les mêmes groupes chouchous de l’industrie musicale. D’autres artistes, plus mainstream, lui doivent aussi une fière chandelle, comme Lilly Allen ou encore les Arctic Monkeys.

Mais c’était sans compter sur l’essor de Facebook. Peu à peu, les adeptes de Myspace vont délaisser ses fonctions sociales et remplacer Tom par Mark. En 2011, la société est mise en vente. Elle sera inespérement recentrée sur la musique en 2013 et perdurera en tant que plateforme de diffusion de contenu audio et vidéo, mais sans jamais retrouver son audience d'antan.

 

 

 

Article rédigé par Anthony Rodriguez

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