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Despacito : analyse d’un succès planétaire

La chanson de l'été

17/08/2017

À moins de vivre en autarcie au fin fond d’une grotte, vous l’avez sûrement déjà entendue. Quoi ? « Despacito », pardi ! La chanson de Luis Fonsi et Daddy Yankee multiplie les vues sur Youtube et se vend comme des petits pains. Il devenait donc urgent d’analyser les ressorts du phénomène.

Des records vertigineux

 

Les chiffres donnent le tournis. Jugez donc :

 

  • « Despacito » est la chanson la plus streamée de l’Histoire avec plus de 4,6 milliards de diffusions au mois de juillet 2017.

 

  • La vidéo est la plus vue sur Youtube avec 3 060 881 939 vues à l’heure où ces lignes sont écrites. Elle dépasse le clip de « See you again », la ballade de Wiz Khalifa et Charlie Puth également bande originale du blockbuster tuné (et thuné) Fast & Furious 7. Le passage de témoin a eu lieu le 4 août 2017. Le « Gangnam style » de Psy, première vidéo à avoir dépassé le milliard (en décembre 2012) et les deux milliards de vues (en janvier 2014), est relégué à la troisième place.

 

  • La vidéo a atteint le milliard de vues en seulement 97 jours. C’est la plus rapide à avoir franchi ce cap derrière le « Hello » d’Adele.

 

  • Elle a fait 2 milliards de vues en 154 jours ; aucune autre n’a fait aussi bien.

 

  • Elle est également la plus aimée de Youtube avec près de 17 700 000 likes.

 

En France, c’est la chanson la plus streamée et la plus achetée. Aux États-Unis, elle est n°1 des charts depuis douze semaines, pas loin de dépasser le « Shape of you » du chanteur britannique Ed Sheeran (malgré son caméo dans un épisode de la série Game of Thrones) pour l’année 2017. Le tube latino est parti pour battre le record du titre resté le plus longtemps numéro un dans l’histoire des États-Unis malgré la concurrence de « Closer » de The Chainsmokers et du susmentionné « See you again ».


Cette réussite ne serait rien sans celui, initial, que le titre a connu en Amérique Latine, en Espagne et en Italie et ce, dès le début de l’année (la chanson est sortie le 12 janvier).

 

 

Un contenu viral

 


La légende voudrait que ce soit Justin Bieber qui ait transformé le hit régional en succès mondial suite à son remix diffusé le 17 avril. Le chanteur canadien a certainement fait office de tête de pont mais lui attribuer tous les mérites serait faux.


En premier lieu, Luis Fonsi, 39 ans, et Daddy Yankee, 40 ans, sont loin d’être des novices. Stars en Amérique latine, ils ont contribué à perpétuer l’image du crooner latino pour l’un (qui, au passage, a déjà chanté pour le Pape et pour Obama) et à populariser le genre du reggaeton pour l’autre. En second lieu, le succès d’un artiste latino à l’échelle planétaire n’a rien d’original, en témoigne celui des Ricky Martin, Shakira et autres Enrique Inglesias. La différence ? Ces glorieux prédécesseurs n’ont pas bénéficié de la multiplication des canaux de diffusion numériques qui ont boosté le potentiel de viralité du single de Fonsi et Yankee.


En effet, celui-ci a bénéficié de la puissance des réseaux sociaux. Ainsi, la chanson et son clip arborent tous les atouts du contenu viral idéal dont rêvent les marques : simple, ensoleillé, accrocheur, exotique tout en étant universel. Luis Fonsi le dit lui-même :


« Je voulais seulement créer une chanson divertissante avec la « saveur » latino et qui ferait danser les gens »


À cela, on peut ajouter une petite touche d’impertinence avec la présence de Daddy Yankee, représentant du reggaeton, genre musical longtemps à la marge dans le bassin caribéen en passe de devenir mainstream avec le succès de “Despacito”.


Puis, les internautes se sont réappropriés le titre pour en devenir les ambassadeurs. Ainsi, des milliers de mèmes (déclinaison en masse d’un contenu sur le web) ont été produit générant parfois des dizaines de millions de vues. Ironiques, référentiels, décalés ou humoristiques, il y en a pour tous les goûts. Il ne faut pas oublier ces milliers de musiciennes et de musiciens qui reprennent la chanson, seuls ou en groupe, a capella ou avec des instruments, fidèles à l’original ou dans des versions plus… audacieuses (classique, métal…).


La propagation du titre ne semble avoir aucune limite au point même d’inquiéter les politiques. Interdit en Malaisie pour son contenu jugé contraire aux bonnes mœurs, il a été récupéré par le Président Vénézuélien Nicolas Maduro pour défendre son projet d’assemblée constituante ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire des deux artistes sur Twitter et Instagram.


À l’heure actuelle, rien ne semble arrêter « Despacito », la chanson qui enchaînent les records à une vitesse vertigineuse. Un comble pour un titre qui signifie « lentement ».

 

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

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