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Downvote et signalement de contenus inappropriés : encore plus de modération sur Facebook et Twitter

15/02/2018

Alors que Facebook teste actuellement un bouton « downvote », Twitter vient de mettre en place un outil de signalement en cas de risque de suicide ou d’automutilation.

On a évité le pire. Fin janvier, un étudiant en école de journalisme annonce mettre fin à sa vie dans un message publié sur Twitter. Ce fervent supporter de l’équipe de football de l’Olympique de Marseille (OM) espère qu’après son geste fatidique, son club de prédilection redeviendra une « légende » et battrait le Paris Saint-Germain. Il remercie l’OM d’avoir été sa « seule source de bonheur dans [la] vie ». Énigmatique, il exhorte à la cantonade « d’apprendre à ces égocentriques ce qu’est le respect » avant de conclure par un « allez l’OM ».

Le tweet ne passe pas inaperçu. Très vite, la twittosphère s’active. Abonnés, personnalités des médias, fans de l’OM comme du PSG se mobilisent. La police finit par prendre en charge le jeune homme prénommé Louis. Il est transféré aux urgences après une tentative de suicide.

 

Un signalement spécifique pour les contenus relatifs au suicide et à l’automutilation


C’est pour prévenir ce type de comportement que Twitter a mis en place une procédure de signalement spécifique. Pour cela, il suffit de cliquer sur la flèche pointant vers la bas qui se situe en haut à droite d’un tweet. Puis, il faut sélectionner « Signaler un tweet ». Deux options sont alors possibles : soit on choisit « Les propos tenus sont inappropriés ou dangereux », soit on coche « Cette personne envisage de se suicider ou de s’automutiler ou incite à le faire ».

Il convient de rappeler que les règles d’utilisation de Twitter interdisent formellement les messages faisant la promotion de ce type de comportement. Dans ce cas, la plateforme de microblogging intervient pour venir en aide à la personne et « lui fournir des ressources appropriées, telles que les coordonnées [d’]organismes partenaires de soutien psychologique ».

Un formulaire est également à la disposition de quiconque souhaite signaler une conduite autodestructrice. Pour ce faire, il convient de mentionner le tweet et le compte à l’origine du comportement et d’indiquer ses coordonnées.

 

Downvote : ceci n’est pas un « dislike »


De son côté, Facebook expérimente actuellement un bouton « downvote » pour déclasser des commentaires. L’affaire a été révélée par la journaliste Taylor Lorenz sur Twitter. Le test se ferait chez 5 % des utilisateurs Android aux États-Unis. Cette nouvelle fonctionnalité serait un nouveau moyen pour signaler un commentaire inapproprié, insultant ou trompeur. Elle n’apparaît que sur les publications de pages, pas dans celles des groupes, des personnalités ou des usagers. Ni sa mention, ni le nombre d’occurrence est visible du public. Pour l’instant, elle n’affecterait pas le classement de la publication, du commentaire ou de la page.

S’il y a bien une chose dont on est sûr, c’est que le downvote n’est pas un bouton dislike. Facebook s’est fendu d’une déclaration à cet effet pour éviter tout amalgame. « Nous explorons une fonctionnalité pour avoir un retour des personnes sur des commentaires à des publications de pages publiques », ajoute l’entreprise. Longtemps réclamé par la communauté, le pendant négatif du « like » s’est toujours vu opposé un refus catégorique de la part de Facebook. « Nous ne voulons pas transformer Facebook en un forum ou les gens approuvent ou désapprouvent les publications des autres. Ça ne semble pas être le type de communauté que nous voulons créer », affirmait Mark Zuckerberg en 2015. Depuis, ce dernier a mis un peu d’eau dans son vin en introduisant les réactions qui permettent notamment d’exprimer la tristesse ou la colère.

En déclassant les commentaires, le downvote ne semble pas si éloigné du dislike. De plus, il serait particulièrement adapté à la nouvelle orientation du réseau social. En effet, il offrirait une nouvelle possibilité de produire des « interactions significatives » en mettant en valeur les commentaires ayant, entre autres, reçu le moins de votes négatifs. Par ailleurs, il peut être vu comme une délégation de la gestion du problème des fake news aux usagers.

Toutefois, il n’est pas difficile d’entrevoir les possibilités de détournement du downvote qui pourrait conduire à la censure ou porter atteinte à la visibilité des « vrais nouvelles » ou profit des fausses nouvelles.

Aucune date n’a été annoncée pour la mise en ligne généralisée de cette fonctionnalité. Pour le moment, il n’est pas prévu d’étendre la phase de test.

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

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