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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : Les Français et les réseaux sociaux : le divorce ?
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News - Réseaux sociaux

Les Français et les réseaux sociaux : le divorce ?

16/04/2018

Suite à l’affaire Cambridge Analytica, les Français affirment leur défiance à l’égard des réseaux sociaux.

En effet, ils sont 67 % à déclarer ne pas faire confiance à Facebook dans une enquête Ifop réalisée pour le Parisien intitulée « La confiance des Français dans les réseaux sociaux après l’affaire Cambridge Analytica ».

 

 

 

Une confiance rompue après Cambridge Analytica

 

Un chiffre qui ne devrait pas étonner, eu égard à l’ampleur médiatique de cette affaire. Dernièrement, les auditions de Mark Zuckerberg devant les députés américains ont été au cœur de l’actualité. Il en a profité pour énoncer un certain nombre de mesures qui seront mises en œuvre pour mieux protéger les données personnelles. Il convient de rappeler qu’en France, 210 000 personnes ont été touchées par cette collecte massive de données non consentie.

 

Il s’agit d’ailleurs de la première crainte exprimée par les Français lorsqu’on leur demande quelles sont les raisons de leur défiance à l’égard des réseaux sociaux. Cette préoccupation n’est pas nouvelle. Une étude du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) révélait en 2017 que 85 % des Français se disaient préoccupés par la problématique de la protection des données personnelles. 90 % s’inquiétaient même à propos de leurs données en ligne. S’agissant des réseaux sociaux, ils n’étaient que 10 % à leur faire confiance. Sur ce point, l’affaire Cambridge Analytica n’a peut-être pas fait autant bouger les lignes qu’on pourrait le penser.

 

 

 

Des motifs de défiance liés à l’actualité

 

Outre la vie privée, les risques d’escroquerie et arnaque, et l’irritation devant les points de vue exprimés publiquement sont les motifs allégués les plus partagés pour expliquer la défiance à l’égard des réseaux sociaux. Suivent la présence de fausses informations, le sentiment de perdre du temps et les risques de cyberharcèlement. Là encore, ces justifications font écho à une actualité plus ou moins récente que ce soit les fakes news distillées pendant les élections, les études ou les témoignages pointant les effets délétères de ces plateformes sur notre attention ou encore les violences faites aux femmes en ligne.

 

 

 

La suppression du compte Facebook envisagée

 

Pour autant, les Français sont-ils prêts à sauter le pas en quittant les réseaux sociaux ? Selon l’enquête Ipsos conduite auprès d’un échantillon représentatif de 1 013 personnes, 30 % des personnes interrogées déclarent avoir l’intention de fermer prochainement leur compte. Surprise : la première victime n’est pas Facebook mais Twitter, le réseau social de Mark Zuckerberg n’arrivant qu’en seconde position. Ironie de l’histoire : c’est sur la plateforme de microblogging que le hashtag #DeleteFacebook avait prospéré suite à l’affaire Cambridge Analytica. S’agissant plus spécifiquement de Facebook, 25 % des possesseurs d’un compte déclarent vouloir le supprimer prochainement.

 

Reste à savoir si ces annonces seront suivies d’effets. Si les réseaux sociaux comportent des dérives, ils fournissent des services utiles dont il est difficile de se passer, ne serait-ce que pour rester en contact avec ses proches. Faire l’impasse sur les réseaux sociaux n’est d’ailleurs peut-être pas la solution la plus judicieuse. L’important est d’avoir une réglementation protectrice des données personnelles, à l’instar du Règlement Général de Protection des Données (RGPD) qui entrera prochainement en vigueur sur le territoire des États de l’Union Européenne.

 

Le texte a été cité à plusieurs reprises en modèle durant les auditions de Mark Zuckerberg. Si Facebook devrait l’appliquer bientôt aux citoyens européens détenteurs d’un compte sur le réseau social, il n’est pas exclu que cette protection dépasse, au moins en partie, les frontières de l’Europe.

 

 

 

Article de Thierry Randretsa

 

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