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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : YouTube renforce ses critères de monétisation
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YouTube renforce ses critères de monétisation

La monétisation sur Youtube en 2018

14/02/2018

Avec ses 1.5 milliards d’utilisateurs dans le monde, YouTube se classe juste derrière Facebook sur le podium des réseaux sociaux les plus utilisés. Mais si le nombre de YouTubeurs et d’adeptes ne cesse d’augmenter, il en est de même des polémiques autour de certains contenus. Pour éviter cela, YouTube a décidé de revoir ses critères de monétisation et donne une correction aux professionnels.

 

Créé en 2005, Youtube a su s’imposer sur la toile et ne compte aujourd’hui pas moins de 1.5 milliards d’utilisateurs, répartis aux quatre coins du monde. Il se place ainsi à la seconde place du classement, juste après Facebook.

 

Sur cette plateforme, les utilisateurs peuvent visionner des clips et écouter de la musique mais aussi regarder les vidéos de leurs YouTubeurs préférées. Et ces derniers sont nombreux à obtenir des centaines de millions de vues sur leurs contenus.

 

Parmi eux, on peut citer Cyprien, qui comptabilise à lui seul 11.7 millions d’abonnés. Ou encore EnjoyPhoenix et ses 3.1 millions de followers. Aujourd’hui, en plus d’être devenus de véritables stars du web, ces vidéastes ont un réel pouvoir d’influence sur leur communauté. Plus qu’un simple divertissement ou une véritable passion, leurs vidéos sont désormais leur principal support de travail.

 

 

Vivre de YouTube

 

Beauté, sport, lifestyle ou encore gaming, les catégories sont variées sur YouTube, permettant ainsi aux vidéastes de se spécialiser et se différencier parmi les innombrables autres chaînes.

 

De ce fait, être YouTubeur est désormais un métier à part entière. Chacun peut en vivre, notamment par le biais d’un système de monétisation propre à la plateforme. Mais comment ce système fonctionne-t-il ?

 

 

Monétisation sur YouTube : comment ça marche

 

Pour pouvoir monétiser ses vidéos, les règles sont simples : le YouTubeur, après avoir créé sa chaîne, doit justifier d'un total de 10 000 vues. Il doit également posséder tous les droits d’auteur et de diffusion de ses contenus. En d’autres termes, c’est seulement lorsque le robot de YouTube a analysé le contenu publié et qu’il se rend compte que le vidéaste correspond à tous ses critères, qu’il pourra commencer à être monétisé.

 

Attention : dans le cas où le YouTubeur est forcé, notamment de par sa catégorie, à utiliser des éléments qui ne sont pas libres de droit, non seulement il est obligé de le mentionner, mais de surcroît la rémunération sera versée au détenteur des dits-droits, c’est-à-dire l’artiste.
Dans ce cas précis, on pense aux YouTubeurs gaming qui doivent dans la plupart des cas, utiliser des extraits ou musiques de jeux vidéos pour alimenter leurs publications et les rendre attractives.

Néanmoins, le vidéaste a la possibilité de signer chez un Networks (entreprise qui aide les YouTubeurs à se développer, notamment grâce à un réseau important), lui permettant ainsi d’être protégé et de pouvoir se servir de contenus, même sans droits d’auteur. En contrepartie, 10 à 20% de la rémunération reçue sur cette vidéo seront reversés à l’entreprise.

 

Une fois que le YouTubeur a répondu à toutes les attentes du robot YouTube, il verra apparaître des publicités juste avant la diffusion de ses contenus. Ce sont ces courtes publicités qui permettent la rémunération. Il en existe plusieurs, toutes apportant un revenu différent au YouTubeur. Parmi les plus importantes, on retrouve les pubs InSlate qui transmettent une rémunération au vidéaste seulement si l'internaute clique sur l’annonce et le format InStream, qui rémunère le mieux. En effet, cette publicité génère plus de 80% du revenu des YouTubeurs. Mais pour qu’il puisse en bénéficier, l’internaute doit regarder la totalité de la publicité et non pas cliquer sur le bouton “passer l’annonce”, visible au bout de 5 secondes. Si c’est le cas, le YouTubeur ne reçoit rien.

 

Il faut savoir que l’idée de la rémunération "1€ les 1000 vues" est pure légende. En réalité, le revenu s’élève en moyenne à 1$ les 1000 vues. La rémunération d’un YouTubeur dépend clairement du cours de l’euro. De plus, un contenu est monétisé dans le seul cas où une publicité est visionnée entièrement, avant le contenu principal. De ce fait, la rémunération concernant le nombre total de visionnage dépend des publicités. Sans publicité, pas de rémunération.

 

Sachez également que l’utilisation de nombreuses extensions Google, installées pour bloquer les publicités en tous genres, comme Adblock par exemple, permet aussi de contrer les différents formats publicitaires placés avant les contenus des YouTubeurs. De ce fait, la monétisation est également empêchée.


Cependant, si les YouTubeurs sont capables de vivre de ce nouveau métier grâce à une monétisation on ne peut plus adaptée à leurs contenus et publications, il semblerait bien que YouTube ait décidé de changer la donne...

 

 

YouTube devient plus strict

 

Cette annonce  a fait l’effet d’une bombe dans l’immense famille des YouTubeurs qui, chaque semaine, publient des contenus sur leur chaîne pour répondre aux attentes des internautes.

 

En effet, YouTube a décidé de durcir ses règles de monétisation. La faute à de nombreux vidéastes qui ne respectaient pas les conditions de publication de YouTube.

 

Chaque professionnel doit respecter les règles suivantes s'il ne veut pas se voir censurer : ne pas publier de vidéos contenant insultes et langage offensant, de contenus comportant des références sexuelles ou bien des tragédies et conflits, des sujets sociaux sensibles, etc. Pire encore, le YouTubeur pourrait se voir complètement démonétisé ou voir sa chaine supprimée s’il ne respecte pas, à plusieurs reprises, les conditions stipulées ci-dessus.

 

Une énorme polémique a d’ailleurs éclaté en mars dernier, entraînant le retrait de très gros annonceurs générant des millions de dollars sur YouTube, tels que Pepsi ou encore McDonald’s. L'objet ? Certaines grandes marques avaient remarqué que leurs publicités étaient placées avant des vidéos incitant à la haine ou au terrorisme.

 

Quelques mises à jours plus tard, même rengaine. Cette fois-ci, c’est au tour de marques comme Adidas et HP de quitter le navire pour avoir associé leurs publicités à des vidéos d’enfants dénudés et commentées par des prédateurs sexuels. Pour remédier à cette dérive, YouTube s’était engagée à créer une liste spéciale répertoriant les chaines éligibles à la publicité des annonceurs, sans danger.

 

 

Quand les YouTubeurs dérapent


Deux vidéastes vedettes se sont aussi trouvé au coeur de polémiques qui ont remué la plateforme. Le premier, connu sous le nom de PewDiePie (55 millions d’abonnés), parce qu'il avait proféré des insultes antisémites et mentionné des références nazies dans une de ses vidéos gaming. Le second, l’américain Logan Paul, parce qu'il avait filmé le cadavre d'une personne venant de se donner la mort, alors qu’il se trouvait avec des amis dans une forêt Japonaise, connue comme la forêt des suicides. Ce même youtubeur a aussi été accusé de maltraitance envers les animaux, après s'être filmé en train de taser un rat pour s'amuser.

 

Lassé de toutes ces polémiques et comportements inappropriés, YouTube a alors décidé de revoir ses critères de monétisation. En effet, à compter du 20 février prochain, les YouTubeurs devront justifier d'une communauté de 1000 abonnés au minimum et devront totaliser 4 000 heures de temps de visionnage à l’année pour pouvoir monétiser leurs vidéos sur la plateforme.
En plus de ces nouvelles conditions, YouTube se réserve le droit de supprimer la publicité (donc la monétisation) des chaînes qui enfreindraient son règlement.

 

 

 

Article rédigé par Clélia Ripoll

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