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Magazine lifestyle et événements à Marseille : La saison de l’Inktober est ouverte !

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La saison de l’Inktober est ouverte !

09/10/2017

Ice bucket challenge, mannequin challenge… Les réseaux sociaux sont à l’origine de nombreux défis tour à tour amusants et conviviaux. L’Inktober est certainement l’un des plus créatifs.

 

À l’origine de l’Inktober, il y a Jake Parker. Cet illustrateur américain basé dans l’Utah a travaillé aussi bien sur des livres d’images, des comics que sur des longs métrages d’animation. C’est un beau jour de 2009 qu’il décide de lancer l’Inktober. Le principe ? Faire un dessin à l’encre chaque jour du mois d’octobre et le partager sur le web.

 

 

Dessinez, c’est gagné !

 

L’objectif de Parker était d’améliorer ses compétences en dessin à l’encre tout en mettant en place une routine positive pour pratiquer. Progressivement, la sauce prend dans le milieu artistique. À l’époque, ce sont surtout sur les blogs et autres Tumblr que fleurissent les créations. C’est d’ailleurs sur cette plateforme que Jake Parker publie en 2013 les instructions qui vont faire la renommée de l’événement.

Ainsi, les participants doivent respecter trois conditions. Premièrement, ils doivent impérativement utiliser de l’encre. Autrement dit, il est interdit de recourir à une tablette graphique. Deuxièmement, vous devez poster vos créations au choix sur Tumblr, Instagram, Twitter, Facebook, Flickr ou Pinterest. Troisièmement, vous devez les accoler au hashtag #inktober pour qu’elles soient visibles. Quatrièmement, il est conseillé de pratiquer régulièrement et le plus possible car c’est aussi ça le but de la manœuvre.

La publication de Parker suscite un grand nombre de réactions du public. Ce n’est que le début. Le hashtag #inktober explose sur les réseaux sociaux avec 46 000 mentions. L’année suivante, c’est la consécration avec les premiers retours de la presse, notamment du Telegraph. Au cours des huit premiers jours du défi, le fameux mot-dièse est repris 186 000 fois.

Depuis, le succès est croissant. Il est indissociable de celui des réseaux sociaux, notamment ceux qui valorisent l’image comme Instagram. Ce dernier compte en 2015 plus d’un million de posts mentionnant le hashtag #inktober. Des titres prestigieux comme le Washington Post ou Business Insider relaient l’événement. En 2016, sa communauté Facebook dépasse les 77 000 membres.

 

 


Émulation et narration

 

À quoi tient le succès de l’Inktober ? Comment un défi au départ réduit à un cercle d’initiés a fini par rassembler des millions d’artistes en herbe à travers le monde ? Difficile d’être affirmatif mais on peut quand même essayer d’apporter quelques éléments de réponses. Tout d’abord, on trouve à la base un concept simple et accessible. Il vous suffit d’un papier, d’un crayon et d’une connexion internet pour participer (en plus de votre talent artistique bien sûr).

Si le concours a ses règles, il laisse une certaine marge de manœuvre aux dessinateurs. Ainsi, Jake Parker diffuse chaque année une liste de thèmes pour chaque jour du mois d’octobre. Mais vous n’êtes pas obligé de la respecter car produire un dessin par jour reste tout de même assez contraignant. Vous êtes donc tout à fait libre de suivre votre propre inspiration ou celle des autres. Ce ne sont pas les idées qui manquent en la matière sur les réseaux sociaux. Il suffit de suivre les hashtags susmentionnés.

On touche là au coeur de la mécanique virale d’Inktober. Les dessinateurs ne se contentent pas de créer tout seul dans leur coin. Ils partagent, suivent les comptes des autres « concurrents », réagissent en postant un « like », un commentaire ou un emoji. C’est l’occasion d’échanger pour critiquer, complimenter ou se renseigner. Tout le monde est de la fête que vous soyez amateur ou professionnel, jeune ou expérimenté, fan de manga ou de comics… Cette effervescence ne peut qu’être source d’émulation poussant à la création. De leur côté, des youtubers diffusent des vidéos pour raconter leur expérience, leur processus créatif et prodiguer quelques conseils aux néophytes.

Comme souvent sur internet, ce genre d’événement charrie son lot d’histoires comme celui de ce participant qui raconte comment Inktober l’a aidé sur le plan personnel. Pour lui, l’expérience a agi comme une thérapie (ou plutôt une méditation) alors qu’il traversait une mauvaise passe dans sa vie. Sceptique au début, il s’est progressivement rendu compte que cela lui faisait du bien. C’était une façon pour lui de canaliser ses pensées. Plus prosaïquement, cela lui a permis d’améliorer sa technique surtout lorsqu’il a constaté que nombre de ses amis se débrouillaient.

Pour 2017, il a décidé de faire une création par jour que ce soit une illustration, un billet de blog ou un poème.

Belle résolution.

 

 

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

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