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Collecte des données personnelles : Facebook balance

Le réseau social dévoile ses secrets

18/04/2018

Facebook s’est de nouveau expliquée sur sa collecte des données personnelles dans un billet de blog. L’occasion de rappeler que d’autres entreprises partagent les mêmes pratiques.

Le réseau social de Mark Zuckerberg serait-il passé à l’offensive dans la bataille de communication qui s’est engagée suite à l’affaire Cambridge Analytica ? Après des semaines d’excuses, de pédagogie et de promesses de changement qui ont culminé avec les auditions de Zuckerberg au Congrès américain, l’entreprise de Menlo Park a pointé du doigt ses concurrents dans un billet de blog publié lundi 16 avril 2018.

 

 

La collecte de données pour tous

 

En cause : la création de profils « fantômes ». Autrement dit, des données sont collectées sur des personnes ne disposant pas de profil sur la plateforme. La pratique est connue de longue date et Facebook ne s’en est jamais vraiment cachée. La preuve : une page d’aide permet à la personne n’ayant pas de compte de récupérer toutes ses données conservées par Facebook à condition… de donner son nom et son mail !

 

Le réseau social est revenu plus longuement sur cette pratique dans son blog par la voix de David Baser, responsable produit du groupe. Ce dernier prend d’ailleurs bien soin de préciser qu’il dirige une équipe chargée de la vie privée, dont la mise en conformité au Règlement Général de Protection des Données (RGPD) est un des axes de travail. Bien plus qu’une défense de son entreprise, Baser fait un rappel salutaire de la façon dont fonctionne le web.

 

 

La collecte de données par tous

 

D’où les petites « piques » adressées aux autres entreprises du secteur comme Google, Amazon, Twitter, LinkedIn, Pinterest et bien d’autres. Toutes proposent des services qui fonctionnent à l’aide des données collectées sur les internautes. Celles-ci sont recueillies de différentes manières. Cela peut passer par des plugins comme les boutons de partage ou « j’aime » qui s’affichent sur la page de votre navigateur. Les sites ont intérêt à proposer ce genre de fonctionnalité pour rendre leur contenu plus social et engageant. La « pêche » aux données se fait aussi à travers l’installation des applications.

 

Or, il n’y a pas que les possesseurs d’un compte Facebook (ou autres) qui sont touchés. Par exemple, si vous surfez sur le web via un navigateur, il suffit qu’un site affiche des boutons « like » ou « share » pour que des informations soient envoyées à Facebook, Google & Cie. Pour faire simple : étant donné la mainmise de ces géants du numérique sur le web, vous leur envoyez continuellement des données dès lors que vous êtes sur Internet, que vous soyez inscrits ou connectés à leurs services ou non, sauf exceptions.

 

 

Quel est le contenu des données recueillies ?

 

David Baser est peu disert sur le sujet. Eu égard au fonctionnement d’un navigateur web, des données comme l’adresse IP sont accessibles à Facebook. La page d’aide consacrée au « like » nous donne un aperçu un peu plus conséquent : « les données que nous recevons comprennent votre identifiant d’utilisateur, le site web consulté, la date et l’heure de la visite, ainsi que d’autres informations relatives au navigateur ». Mais il est probable que la collecte soit plus large. Un internaute avait révélé récemment que Facebook gardait une trace des métadonnées des appels téléphoniques et des SMS sur certains smartphones Android.

 

 

Quelle utilisation est faite de ces données ?

 

En l’espèce, Facebook récite son mantra habituel. Tout d’abord, elles permettent de fournir les services de la plateforme. Prenons le cas de Facebook Analytics, le puissant outil d’analyse de Facebook qui offre aux entreprises qui l’utilisent quantité de statistiques précises sur le comportement de l’internaute. Via l’adresse IP, Facebook peut détecter les pays des utilisateurs de l’application. Les cookies permettent de compter le nombre de visiteurs uniques etc. Toutes ces données nourrissent Facebook Analytics qui aide les marques à mieux comprendre leur audience.

 

Autre argument souvent avancé par le réseau social pour justifier sa politique de collecte des données : la sécurité. Elle permettent de distinguer l’internaute lambda de l’acteur malveillant. Si quelqu’un se connecte au compte d’une autre personne par l’intermédiaire d’une autre adresse IP que celle employée habituellement, il est identifié.

 

Par ailleurs, les données servent à améliorer les produits et services Facebook comme le ciblage publicitaire.

 

Pour finir, David Baser rappelle une ligne de défense martelée par Mark Zuckerberg lors de son audition devant le Congrès : le contrôle octroyé par la plateforme aux socionautes pour protéger leur vie privée. Ainsi, l’utilisateur est en capacité de maîtriser son contenu affiché dans le fil d’actualité ou la publicité visible sur le web ou les applications.

 

 

 

Article de Thierry Randretsa 

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