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Des journalistes sociaux mais soucieux

Journalisme et médias sociaux

02/10/2017

Si les journalistes français utilisent de plus en plus les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, ils ne leur accordent pas pour autant une confiance aveugle selon une étude récente.

 

La déferlante des réseaux sociaux balaient tous les usages traditionnels sur leur passage. Désormais, l’accès à l’information passe principalement par eux. Le changement est aussi du côté de celles et ceux qui la fabriquent à savoir les journalistes, même si cela ne se fait pas toujours de gaieté de coeur. C’est le résultat d’une enquête menée par le leader mondial de la recherche media Cision et l’Université Canterbury Christ Church auprès de 357 journalistes français. Elle fait ressortir la relation contrastée que les journalistes français entretiennent avec les réseaux sociaux.

 

 

Les médias sociaux sont rois

 

Dans l’ensemble, ils sont aujourd’hui plus nombreux à s’en servir que par le passé. Ils représentent 94 % des personnes interrogées contre 85 % en 2012. Leur objectif est avant tout la publication accompagnée de la promotion de leur contenu, suivi de la surveillance des autres médias (respectivement 79 et 75 % des sondés). Cela se reflète dans leur usage quotidien consacré le plus clair de leur temps à ces activités. À noter que si le visionnage du vidéo occupe la troisième position, la contribution à des plateformes communautaires type Wikipedia est réduite à peau de chagrin (4%), comme si les contenus visuellement plus attrayants prenaient le pas sur les articles de fond plus chronophages. La fin d’une époque ? Nous y reviendrons plus tard.

Par ailleurs, il faut noter que les pratiques sont en décalage avec les aspirations. Si les journalistes français souhaitent aussi mettre à profit les médias sociaux pour nouer des contacts professionnels et interagir avec leur audience, ils sont très peu à le faire concrètement. Un écart à mettre sur le compte du manque de temps mais pas seulement. Ils estiment que ces canaux sont loin d’être la panacée pour engager leur audience même s’ils sont moins nombreux à le penser que par le passé. Ils sont quand même 32 % à interagir avec leur public mais 27 % à ne jamais le faire. Ces disparités sont à nuancer selon le domaine de spécialité du journaliste. Si pour les sujets « lifestyle, mode sports et divertissement », ils sont 49 % à échanger avec leur audience tous les jours, le chiffre baisse à 34 % pour ceux qui travaillent dans l’actualité et 29 % pour les sujets « Business et Industrie ».

 

 

“ Digital native “ vs “ digital immigrant ”

 

Derrière ces tendances générales, se cachent une fracture générationnelle. En effet, cette utilisation massive des réseaux sociaux n’est pas vécue de la même façon par tout le monde. Si pour certains, elle est positive et volontaire, pour d’autres elle est négative et contrainte. À ce titre, l’étude définit six profils de journalistes français. D’un côté, on trouve les architectes, les promoteurs, les messengers et les chasseurs. Si leur usage des médias sociaux et les objectifs poursuivis diffèrent, tous partagent une vision positive de ces plateformes. De l’autre, les observateurs et les sceptiques ont pour point commun de percevoir négativement ces dernières. Ils estiment même qu’elles dégradent les valeurs de leur métier.

On constate ici une véritable rupture liée à l’âge entre deux groupes de taille quasiment égale (52% et 48%). Ceux qu’on appelle les « digital native » (ou « enfants du numérique » âgés de 18 à 27 ans) ne sont que 31 % à considérer que les réseaux sociaux sapent les valeurs du journalisme contre 62 % pour les 28-45 ans et 61 % pour les 46-64 ans. Ils sont 85 % à déclarer ne pas pouvoir s’en passer contre 64 % et 51 % pour les deux autres catégories d’âge. La rupture est consommée lorsqu’on s’aperçoit que les sceptiques, soit le groupe le plus rétif à l’égard de ces plateformes (13 % du panel), sont largement composés de personnes de plus de 46 ans. Travaillant principalement pour la presse papier, le courriel est leur canal de communication préférée. Ils sont même les plus nombreux à recourir au téléphone.

On retrouve cette fracture générationnelle dans les plateformes employées. Les enfants du numériques introduisent de la diversité avec Messenger, WhatsApp à côté de la « sainte trinité » Facebook, Twitter et Linkedin. Friands de contenus visuellement attrayants, ils se servent de Facebook Live, de Youtube mais également d’Instagram et de Pinterest. Inversement, les blogs ont moins de succès chez les jeunes. Autre fait notable : la disparition de Google + du classement.

Au final, il faut bien le phénomène des Fake news pour retrouver une unité dans le journalisme français. 72 % des sondés les perçoivent comme un problème grave. Une particularité tout de même : ce sont ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail qui sont les plus inquiets (à 89%).

Peut-être cela les poussera-t-il à plus s’investir sur ces plateformes.

 

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

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