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Tracking : 5 questions pour tout comprendre de la future application “Stop Covid”

Tracking : 5 questions pour tout comprendre de la future application “Stop Covid”
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1. Pourquoi se tourner vers l’utilisation d’une application de traçage numérique pour endiguer l’épidémie ?

Un traçage numérique de la population pourrait éviter que le déconfinement ne soit synonyme de deuxième vague de l'épidémie. L'idée est d'identifier les personnes infectées et les cas contacts le plus rapidement possible. Le principe est simple : identifier les chaînes de transmissions et prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif, afin qu'elles se fassent tester elles-mêmes, et si besoin qu'elles soient prises en charge très tôt, ou bien qu'elles se confinent. "Lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l'un enregistre les références de l'autre dans son historique. Si un cas positif se déclare, ceux qui auront été en contact avec cette personne sont prévenus de manière automatique" précise le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O. Le but est d'empêcher que l'épidémie ne reparte de plus belle après la levée des mesures de confinement.

Cependant, à l’inverse de certains pays du globe comme Taiwan ou la Corée du Sud qui appliquent ce système à leur propre population, le gouvernement français proposera un tracking sur la base du volontariat afin de veiller au respect de la vie privée de la population.

2. Á quoi pourrait ressembler l’application de tracking “Stop Covid” ?

Cette appli a (déjà) quasiment un nom puisque le projet en lui même a été baptisé "Stop Covid". L’application utilisera le Bluetooth, cette technologie sans fil qui permet de repérer tous les smartphones autour de vous et ce, dans un rayon de quelques mètres.

L'empreinte de ces smartphones, c'est une forme d'identification qui prend la forme d'un code, sera stockée dans un historique. Si le propriétaire de l'un de ces appareils (qui lui aura aussi installé cette “app”) est infecté par le coronavirus, vous serez alors alerté, vous recevrez une notification sous forme d’un push qui vous dira que vous avez été en contact avec quelqu'un positif au Covid-19.

3. Pourquoi choisir le Bluetooth comme système de tracking ?

Parce que Bluetooth est la technologie la moins intrusive, celle où notre vie privée est la plus respectée. A l'instar du GPS ou de la géolocation par les antennes relais des opérateurs Il ne donne pas la possibilité de savoir à quel endroit vous étiez au moment où vous avez été en contact avec une personne atteinte. Les premiers types de tracking ne respectent ni la réglementation européenne en matière de protection des données personnelles ni notre vie privée.

4. Comment les autres pays utilisent-ils le tracking ?

Pour contenir l'épidémie, Singapour utilise une application de traçage numérique avec un principe similaire : le Bluetooth est (aussi) le système de tracking préféré. L'Allemagne teste également une application similaire pour limiter post-confinement, la propagation de l'épidémie. A contrario, en Chine et à Taïwan, la géolocalisation a été préférée au Bluetooth. Ces états asiatiques ont opté pour un contrôle drastique dans le but de s’assurer que la population respecte les règles du confinement puisqu'on les suit à la trace tout au long de la journée.

5. Comment rendre cette application de tracking efficace ?

Certes l’utilisation de l’application se fera sur la base du volontariat, mais pour que ça fonctionne réellement, il faudrait qu’un maximum de personne l’adopte. Afin de rassurer les futurs utilisateurs, les données Bluetooth devraient être conservées uniquement durant quelques jours (c'est-à-dire le temps d'incubation), puis supprimées.

Vue de loin, l’application paraît rapide à mettre en place, mais elle devra néanmoins passer un certain nombre de contrôles. Pour mettre en place un tel outil, le gouvernement doit suivre les arbitrages de la Commission nationale de la protection des données (Cnil), qui veille à la protection des données personnelles en France.

Article rédigé par Caroline ROUSSEAU

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