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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : « 3ème droite » : la twistory du moment signée François Descraques
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Fun - Tendances

« 3ème droite » : la twistory du moment signée François Descraques

Raconter ses fictions sur Twitter

12/10/2017

Twitter est devenu le lieu où les écrivains de tous poils viennent raconter leurs fictions Dernier en date : François Descraques qui cartonne en ce moment avec « 3ème droite ».

C’est l’histoire banale d’un jeune qui claque la porte du domicile familial et se retrouve à la rue. Problème : il ne travaille pas. Il parvient malgré tout à se loger après avoir consulté une annonce de location bizarre. C’est là que les problèmes commencent : rencontre avec l’énigmatique Mr K, le propriétaire du logement, « marque cheloue » qui apparaît sur le bras, voisine qui s’adonne à des activités mystérieuses sur le web, soirée qui tourne mal, inconnu qui essaie de forcer la serrure de son appartement… Le narrateur finit par ne plus savoir si tous ces événements sont réels ou s’ils sont le fruit de son imagination.

 

 

François, un « crack » de la fiction

 

L’histoire est décomposée en plusieurs « threads » aux titres alléchants qui seraient l’équivalent du chapitre pour le roman. Eux-même sont formés de plusieurs dizaines de tweets dont la contrainte en terme d’espace forge le style du narrateur. Résultat : une prose directe et rythmée ponctuée de « punchlines ». Le tout reprend les codes de Twitter et du web en général pour les mettre au service du récit. La publication des « fils » chaque semaine garantit un suspense à la manière des épisodes de série TV.

Autre particularité du récit de François Descraques : c’est une véritable fiction. Et François est loin d’être un novice dans cet exercice puisqu’il est à l’origine de plusieurs web-séries. La plus connue est « Le Visiteur du Futur » qui a beaucoup fait pour populariser le genre en France. Il est également réalisateur et scénariste de plusieurs court-métrages, couronnés pour certains de récompense.


À la différence de Manuel Bartual, “la success story” de cet été sur Twitter, Descraques a refusé la carte du canular. On se souvient du retour de bâton subi par le scénariste espagnol lorsqu’il a révélé la supercherie.

 

 

De l’accessibilité de la « tweeterature »

 

Si la lecture en « thread » peut rebuter au début, l’histoire se lit plutôt facilement. Descraques sait tenir le lecteur en haleine sans oublier de faire preuve d’humour. Alors, pourquoi ne pas avoir couché son histoire sur papier ? Réponse modeste de l’intéressé sur son site internet : « J'ai longtemps cherché une façon d'écrire une histoire de manière "littéraire" sans avoir la pression d'écrire un vrai roman (car je n'ai pas forcément le talent pour ça) ». Du coup, Twitter l’a en quelque sorte désinhibé, lui donnant l’opportunité « d’exprimer des idées sans avoir l'impression de rentrer dans un domaine qu[‘il] (...) ne maîtrise pas ». Sans compter que le réseau social lui donne directement accès à un lectorat de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui peuvent interagir avec lui.

Un succès qui lui a valu d’être contacté par une maison d’édition pour publier son histoire dans un « vrai » roman en papier. En attendant, le mystère reste entier. Quelles sont les intentions de Monsieur K ? Quel est cet être difforme qui a voulu forcé sa serrure la nuit ? Qui se cache derrière Sam ?

Réponse (ou pas) dans le dernier thread publié le 9 octobre.

 


Article rédigé par Thierry Randretsa

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