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Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : Les jeunes boudent de plus en plus Facebook
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News - Réseaux sociaux

Les jeunes boudent de plus en plus Facebook

14/02/2018

Aux États-Unis, les jeunes se détournent de Facebook au profit de Snapchat et Instagram. Un constat qui vaut aussi pour la France selon une association.

En décembre dernier, Facebook lançait une application à destination des plus jeunes. Son nom : Messenger Kids. Son objectif : permettre à ce public d’utiliser le célèbre système de messagerie instantanée de Facebook dans une version encore plus sécurisée que l’original. En effet, l’application a été conçue pour ne pas les exposer à du contenu violent ou sexuel. À cela s’ajoute le contrôle constant qu’exercent les parents. Par exemple, le profil de l’enfant ne peut être créé qu’à partir du compte d’un des parents.


Un Messenger pour les kids critiqué par les professionnels de l’enfance


En dépit de ses précautions, Messenger Kids n’a pas manqué de faire polémique. Une de plus, serait-on de dire tant la firme de Menlo Parks suscite la controverse ces derniers temps. En l’occurrence, une centaine d’experts de l’enfance réunie sous la bannière de la Campaign for a Commercial-Free Childhood basée à Boston ont adressé une lettre ouverte à Mark Zuckerberg lui demandant de retirer l’application en raison de ses effets néfastes sur le développement de l’enfant. En plus de capter l’attention et de privilégier les relations à distance, les médias sociaux sont accusés de rendre triste et d’alimenter la frustration. « À une époque où l’on s’inquiète de plus en plus de la façon dont les réseaux sociaux affectent le bien-être des adolescents, il est particulièrement irresponsable d’encourager les enfants d’âge préscolaire à utiliser un produit Facebook », déclarent les signataires.


Les jeunes désertent Facebook aux États-Unis


Si Facebook est aussi actif auprès de la jeunesse, c’est bien parce que cette dernière le déserte. Selon le cabinet de recherche eMarketer, moins de la moitié des internautes de 12 à 17 ans se connecteront au réseau social cette année aux États-Unis, une première dans l’histoire de la plateforme. Le nombre d’utilisateurs âgés de 11 ans et moins va baisser de 9,3 % ; ceux entre 12 et 17 ans, de 5,6 % ; ceux entre 18 et 24 ans, de 5,8 %. En tout, Facebook va perdre deux millions d’usagers âgés de moins de 24 ans cette année. Un résultat sans précédent.

Cela signifie-t-il pour autant que ces jeunes abandonnent les réseaux sociaux ? Que nenni ! Ils jettent juste leur dévolu sur des plateformes plus modernes. À commencer par Snapchat. Le service de messagerie éphémère a fini l’année 2017 sur les chapeaux de roue, gagnant 8,9 millions d’usagers quotidiens actifs dans le monde. Son taux de croissance d’une année sur l’autre a été de 18 %, contre 14 % pour Facebook. Selon eMarketer, 1,9 millions d’utilisatrices et d’utilisateurs risquent de gagner la plateforme cette année pour les seuls États-Unis chez les personnes de 24 ans et moins.

Facebook pourra se consoler avec sa « possession » Instagram qui va également voir sa base augmenter d’1,6 millions pour cette même tranche d’âge. En tout, son parc devrait atteindre les 104,7 millions d’usagers aux États-Unis contre 86,5 millions pour Snapchat.


Un phénomène similaire observé en France


On observe le même phénomène en France selon une étude de Génération Numérique, une « association experte et spécialisée dans les problématiques liées aux usages numériques et à l’éducation aux médias ». Si les adolescents passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux, Facebook est aux abonnés absents des classements des plateformes les plus prisées. En effet, le top 3 des réseaux sociaux chez les 11-18 ans est composé de Snapchat, Youtube et Instagram.
Dans la catégorie des 11-14 ans, seulement 40 % des garçons et 28 % des filles ont un compte Facebook. Ils sont respectivement 60 % et 75 % chez les 15-18 ans.

En définitive, les jeunes sont-ils définitivement perdus pour Facebook ? Il est encore trop tôt pour se prononcer. Après des années 2016 et 2017 tumultueuses, Facebook a enregistré pour la première fois une baisse de son nombre d’usagers quotidiens aux États-Unis et au Canada, passant de 185 à 184 millions au dernier trimestre. Une diminution qui doit être mise sur le compte du changement de l’algorithme du fil d’actualité tablant désormais sur la qualité des interactions au détriment de la quantité. Un changement profond qu’assume Mark Zuckerberg qui se dit prêt à ce que les socionautes passent moins de temps sur sa plateforme si ce dernier est bien dépensé.

Reste à savoir si cette résolution résistera longtemps à l’appel du chiffre.

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

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