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Xbox Game Pass : les exclusivités Microsoft au catalogue dès leur sortie

Le netflix du jeu vidéo en marche

29/01/2018

Le service de jeu à la demande Xbox Game Pass s’enrichit désormais des nouveaux titres exclusifs de la Xbox One développés par Microsoft Studios. Une annonce qui, mine de rien, risque de changer la face de l’industrie du jeu vidéo.

Disponible depuis juin 2017, le Xbox Game Pass permet aux possesseurs de console Xbox One (ou ses dérivés Xbox One S et Xbox One X) de louer un ou des jeux parmi la centaine disponible dans le catalogue, le tout via un abonnement mensuel de 9,99 euros par mois. On retrouve les incontournables de la marque Microsoft comme Gears of War 4 ou Halo 5: Guardians aux côtés de titres multiplateformes comme Metal Gear Solid V : The Phantom Pain ou encore Mad Max. Ce n’est pas tout puisque des jeux Xbox 360 comme Fable 3 ou Bioshock 2 sont également de la partie.

 

 

Le Netflix du jeu vidéo ?

 

Le Xbox Game Pass s’inscrit dans cette logique de service qui prend de plus en plus d’ampleur dans le domaine du jeu vidéo. Une guerre semble avoir été déclarée à son concurrent direct : le Playstation Now disponible sur la console Playstation 4 de Sony et sur PC. L’enjeu ? Devenir le « Netflix du jeu vidéo », selon la formule consacrée par tout ce que le web compte de sites et d’influenceurs vidéoludiques.

Microsoft peut faire valoir plusieurs atouts. Son service est proposé à 9,99 euros par mois là où celui de Sony plafonne à 16,99 euros. De plus, le Xbox Game Pass n’est pas soumis aux aléas de votre connexion internet puisque vous téléchargez les jeux pour les installer sur votre disque dur, ce que ne permet pas le Playstation Now.

Last but not least : le Xbox Game Pass inclut dorénavant les jeux first Party Microsoft. Autrement dit, vous n’aurez plus à dépenser 70 euros pour profiter des nouveautés de ce studio. Il vous suffira juste de souscrire à un abonnement de 9,99 euros. Sea of Thieves, State of Decay 2 et Crackdown 3 ont été annoncés. Il est d’ores et déjà prévu que les titres phares de la console comme la série des Gears of War ou des Forza feront partie du catalogue. Précision : vous pourrez profiter de ces jeux à l’instar des autres sur votre PC grâce au système « Play Anywhere ».

 

 

L’intérêt des joueurs avant le chiffre d’affaire ?

 

Il s’agit d’un pari risqué pour Microsoft qui, depuis le fiasco de l’annonce de la Xbox One, a décidé d’avoir une politique centrée sur le joueur. Il convient de rappeler qu’à l’origine la console était indissociable du capteur de mouvement Kinect. Mais devant le tollé suscité par cet instrument en raison des atteintes potentielles à la vie privée, Microsoft l’a progressivement abandonné pour finalement arrêter sa production. Depuis, la firme de Redmond fait très attention aux retours des gamers. C’est dans cet état d’esprit qu’a été conçue la Xbox One X, présentée comme la console la plus puissante du marché permettant de faire tourner des titres en 4K natif.

L’intérêt des joueurs est également au centre du Xbox Game Pass. Qui peut se targuer aujourd’hui d’offrir la possibilité de jouer à des nouveautés, qui plus est des AAA (ou « triple A », terme qui désigne les « blockbusters » du jeu vidéo), pour la modique somme de 10 euros ? Il y a fort à parier que Sony réagira à cette annonce. De son côté, il est impensable que Nintendo passe à côté de cette manne. Si manne il y a. En faisant le pari de tabler son chiffre d’affaire sur la taille du parc des utilisateurs au détriment de la vente à l’unité bien plus fructueuse, Microsoft risque de perdre des plumes si le nombre d’abonnés ne suit pas. Pour cela, il faudrait aussi que de gros éditeurs tiers comme Electronic Arts acceptent de rallier le mouvement en proposant leurs jeux les plus importants dès leur lancement (au hasard un FIFA). Cela semble improbable d’autant plus qu’en l’espèce l’entreprise américaine dispose déjà de son propre service : EA Access (uniquement disponible sur Xbox One et PC).

En définitive, comme toute guerre, celle du jeu à la demande a ses victimes. En l’occurrence, le support physique va prendre de nouveau un coup. Plus que jamais, l’avenir des boutiques de jeu vidéo et du marché de l’occasion se posent. Pour mieux faire passer la pilule, les premières pourront vendre des cartes d’abonnement de six mois pour 59,99 euros à compter du 20 mars 2018.

 

 

 

Article rédigé par Thierry Randretsa

 

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