My Jalis - Actualité digitale et décryptage de tendances My Jalis - Actualité digitale et décryptage de tendances My Jalis - Actualité digitale et décryptage de tendances My Jalis - Actualité digitale et décryptage de tendances
Tendances, entrepreneuriat, innovations et actualité digitale : Le Président Trump ne peut pas bloquer ses opposants sur Twitter
RETOUR
News - Réseaux sociaux

Le Président Trump ne peut pas bloquer ses opposants sur Twitter

Coup dur pour le Président américain

01/06/2018

Un tribunal fédéral a jugé que le blocage de compte par le Président des États-Unis sur Twitter est contraire à la Constitution américaine.

Il en a fait son arme de communication favorite face à la presse et aux médias mainstreams qui ne seraient, selon ses termes, que des « fake news ». On le sait, Donald Trump est friand de Twitter qu’il utilise aussi bien pour livrer des réflexions personnelles comme tout un chacun que pour faire de la politique avec ce style direct qui lui est propre.

 

 

@realDonaldTrump, un compte d’utilité public

 

Ainsi, on se rappelle que c’est sur la plateforme de microblogging qu’il avait annoncé son intention de renvoyer son Secrétaire d’État Rex Tillerson. En politique étrangère, il n’hésite pas à s’exprimer très crûment à l’instar de ses tweets incendiaires contre le leader suprême de la Corée du Nord, Kim Jun-Un. Qualifié de « Little Rocket Man », il lui a adressé plusieurs menaces, dont celle d’abattre le « feu et la fureur » sur son pays.

 

Des tweets considérés comme d’utilité publique par la plateforme, sans laquelle ils entreraient très certainement en infraction avec sa charte pour conduite haineuse ou menace violente. Cette exception qui s’applique favorablement à Donald Trump en raison de sa fonction lui incombe également des obligations comme l’a jugé la Cour fédérale du district sud de New York mercredi 23 mai 2018.

 

 

Des blocages qui violent la liberté d’expression

 

En effet, la juge Naomi Reice Buchwald a estimé que Trump ne pouvait pas bloquer d’autres utilisateurs sur Twitter. En l’espèce, sept membres d’une association de défense des libertés en ligne appelée Knight First Amendment Institute de l’Université de Columbia ont été bloqués par le Président en raison de la publication de tweets critiques émis à son encontre. Il en a résulté un certain nombre de désagréments pour les plaignants comme l’impossibilité de voir les messages de Donald Trump et les commentaires qu’ils ont suscité ou lui répondre avec les comptes bloqués.

 

Or, la Cour de New York a qualifié les portions du compte Twitter de Donald Trump @realDonaldTrump à travers lesquelles on peut interagir avec le contenu qu’il produit de « forum public ». Ce dernier désigne une propriété de l’État ouverte à l’expression publique. Cela peut être une rue, un parc ou une salle municipale. Ainsi en est-il du compte Twitter de l’actuel Président des États-Unis en raison notamment du « contrôle gouvernemental » exercé par l’intéressé et son assistant Paul Scavino qui s’occupe aussi des réseaux sociaux. Autrement dit, le compte est employé pour émettre des informations relatives à la politique de son administration.

 

Par conséquent, empêcher l’accès à cet espace public doit être considéré comme une entrave à la liberté d’expression garantie par le premier amendement de la Constitution des États-Unis.

 

La décision de la Cour a été saluée par le Knight Institute et d’autres organisations de défense des libertés numériques comme l’Electronic Frontier Fondation. Pour l’heure, nous ne savons pas si Donald Trump va lever les blocages des comptes des personnes concernées et d’autres.

 

 

 

Article de Thierry Randretsa

A lire aussi

Vous aussi,
Partagez l'actualité de votre entreprise